Scènes de spectacle

Monter une scène, c'est calculer avant d'éclairer

Une scène de spectacle n'est ni une estrade ni un décor. Ce qui se voit, ce sont des projecteurs et un plateau ; ce qui tient l'ensemble, ce sont des charges calculées, une énergie distribuée et un planning qui ne se négocie pas. eDATA-MEDIA conçoit, monte et exploite ces dispositifs pour les concerts, les galas, les cérémonies, les cultes et les festivals.

Structures et ponts · Éclairage scénique et DMX · Façade et retours · Montage, exploitation, démontage

Grand plateau de spectacle en plein air sous chapiteau : structure scénique complète, deux ponts lumière chargés de projecteurs asservis et deux grappes de line array accrochées de part et d'autre
La suite

En images

Du plateau nu à la salle pleine

Grand plateau de spectacle en plein air sous chapiteau : structure scénique complète, deux ponts lumière chargés de projecteurs asservis, lignes de LED sur le cadre de scène, deux grappes de line array accrochées à gauche et à droite, faisceaux visibles dans la fumée et avance de scène vers un public dense et debout
Plateau en plein air
Concert en salle : groupe de quatre musiciens sur scène devant un grand mur d'images LED affichant un habillage graphique, ponts lumière équipés de projecteurs asservis et de blinders, line array de chaque côté, retours de scène posés au sol et public debout
Concert en salle
Soirée de gala assise : scène en salle avec mur LED courbe en fond de scène et deux panneaux LED latéraux, pupitre transparent, orateur en smoking, pont lumière équipé de découpes et de projecteurs asservis, public installé à des tables rondes dressées
Soirée de gala

Un plateau de plein air complet. La structure porte deux ponts chargés de projecteurs asservis, le cadre de scène est souligné de barres LED, et les deux grappes de line array sont accrochées de part et d'autre pour couvrir un public debout. L'avance de scène pousse les artistes vers les premiers rangs, et la lumière de face comme le son doivent alors être prolongés au-delà du plateau.

En salle, le mur d'images LED a remplacé le fond peint et devient le décor. Les ponts portent les asservis qui dessinent les faisceaux et, tout en haut, les blinders tournés vers la salle, tandis que les retours posés au sol renvoient aux musiciens un mixage qui n'a rien à voir avec celui que reçoit le public. Tout se règle en balance, salle vide.

La soirée de gala demande l'inverse d'un concert : peu de puissance, beaucoup de précision. Le mur LED et les panneaux latéraux portent l'habillage graphique, les découpes isolent le pupitre sans éclairer les tables, et le niveau sonore laisse les convives se parler. Une brume légère suffit à dessiner quelques faisceaux au-dessus du plateau, sans jamais descendre sur les tables.

01 · Le métier

Ce que l'on croit commander, et ce que l'on commande vraiment

Quand un organisateur demande une scène, il décrit deux choses : une estrade pour que l'on voie les artistes, et des lumières pour que ce soit beau. Ce qui est réellement commandé, c'est une structure calculée, une distribution électrique capable d'alimenter des dizaines de projecteurs, un plan de feu écrit avant le premier boulon, un système son dimensionné pour la jauge, et une équipe qui monte et démonte dans un créneau qui ne se négocie pas.

C'est donc un métier de coordination autant que de technique. La structure conditionne l'accroche, l'accroche conditionne le plan de feu, le plan de feu conditionne la puissance électrique, et le tout doit tenir dans un planning où l'artiste arrive à une heure fixée. Une erreur commise en amont ne se rattrape pas le soir même, puisqu'un pont mal placé oblige à repointer cinquante projecteurs.

Le relevé, les plans et le cahier des charges sont décrits dans notre page Études et planification.

02 · Les dispositifs

Les grands types de dispositifs scéniques

Huit familles, chacune avec sa logique, ses contraintes et son temps de montage.

La scène de salle

Beaucoup de salles ont déjà un plateau fixe et parfois des perches motorisées. Le travail consiste à s'y adapter : vérifier ce que la charpente accepte, mesurer la hauteur libre réelle, composer avec des accès étroits. C'est le montage le plus rapide et le plus contraint, puisque ni le cadre de scène ni la place de la régie ne se déplacent.

La scène en plein air

En extérieur, tout doit être apporté : le plancher, la structure, l'énergie et la couverture. Le sol est le premier problème, car une pelouse, un sable ou une cour en latérite ne reprennent pas les charges comme une dalle. Le vent est le second, puisqu'une banderole tendue transforme une structure en voile.

Les praticables modulaires

Le praticable est le module de base du plateau : un panneau d'un mètre sur deux posé sur des pieds réglables. On les assemble comme un damier, à la hauteur qui donne la visibilité voulue, puis on les complète par des escaliers, des garde-corps et des jupes. Deux limites différentes se présentent selon l'usage. Une chorale serrée relève de la charge statique, et la valeur au mètre carré annoncée par le fabricant est le bon critère, atteinte plus vite qu'on ne le croit. Une troupe de danse, ou un public debout qui saute en rythme, relève d'autre chose : le mouvement synchronisé transmet des efforts très supérieurs au poids des personnes et peut faire vibrer le plateau à sa propre fréquence. Un plancher correct à l'arrêt peut donc ne pas l'être en mouvement, et cela se dit au fabricant avant de choisir les praticables, les pieds et le contreventement.

La structure autoportée au sol

Quand le lieu n'offre aucun point d'accroche, ou que personne n'accepte de solliciter une charpente existante, la structure se porte elle-même. Quatre tours d'angle en poutres treillis reçoivent un cadre que l'on équipe au sol, puis que l'on lève avec des treuils à chaîne. Elle demande de la place, un montage plus long, et un calcul qui couvre aussi les efforts horizontaux.

La structure suspendue

Dans une salle conçue pour le spectacle, la structure s'accroche à la charpente par des treuils à chaîne. Elle libère le sol, et un pont peut être descendu pour être équipé puis remonté, ce qui est bien plus sûr que de travailler sur une échelle. Elle n'est possible que si les points d'accroche sont documentés et leur capacité connue.

La scène couverte sous chapiteau

Sous un climat où l'averse est une certitude plutôt qu'un risque, la couverture n'est pas décorative : elle protège les projecteurs, les consoles et les artistes. Elle change en revanche le calcul, car la toile prend le vent et ajoute des efforts de soulèvement qui cherchent à arracher le toit. Elle rend obligatoires des lests ou des ancrages dimensionnés.

L'avance de scène et la passerelle

L'avance de scène pousse le plateau vers le public, la passerelle s'enfonce dans la foule. Les deux cassent le rapport frontal d'une scène classique et compliquent tout le reste. Le public y est au contact, donc la structure encaisse des poussées latérales, la lumière de face se repointe, et la façade réclame un complément pour les premiers rangs. Cette poussée latérale n'est acceptable que si la barrière de front de scène reprend l'effort, le public ne devant jamais s'appuyer directement sur un pied de scène ou sur une tour.

Le plateau tournant et les surélévations

Les surélévations étagent les musiciens, la batterie en haut et les claviers en bas, car un groupe sur un seul niveau devient vite un mur de dos. Le plateau tournant, plus rare, fait sortir un groupe pendant que l'autre se prépare. L'un et l'autre allongent le montage et compliquent les cheminements de câbles.

Les projecteurs accrochés sur ces ponts, la façon de les piloter et ce qu'il faut convenir avec l'équipe caméra sont traités sur notre page éclairage.

03 · Le son de scène

Ce qui distingue le son de spectacle du son de conférence

Sur une scène, il y a deux publics à servir à la fois : la salle, et les artistes.

Le choix des systèmes, la couverture d'une salle et l'intelligibilité de la parole sont traités dans notre page Sonorisation. Ce qui suit ne traite que de ce qui appartient au spectacle vivant.

La façade et les retours, deux mixages distincts

La façade est le son destiné au public, les retours le son destiné aux artistes. Ce ne sont pas deux réglages du même mixage mais deux mixages différents, car les besoins sont opposés : le public veut un équilibre général, le chanteur veut sa propre voix et la batterie, le bassiste veut la grosse caisse. Sur les grosses productions, deux consoles et deux ingénieurs s'en occupent séparément.

Les bains de pieds et les oreillettes

Le bain de pieds est le retour classique : une enceinte inclinée posée sur le plateau devant le musicien. Il est simple et tout le monde sait travailler avec, mais il remet sur scène un niveau qui repart dans les micros. L'oreillette envoie le mixage directement à l'artiste, ce qui dégage le plateau du niveau des bains de pieds. Elle ne protège pas l'audition par elle-même, contrairement à ce que l'on entend souvent : le niveau reçu est celui que l'artiste demande. Ce qu'elle permet, c'est de travailler plus bas, parce que l'embout isole du bruit ambiant. Encore faut-il régler ce niveau, poser un limiteur sur les départs pour qu'un incident de liaison n'envoie pas un pic dans l'oreille, et accepter qu'elle coupe l'artiste de la salle, ce que l'on compense par des micros d'ambiance dans son mixage.

Le plan de fréquences

Micros sans fil, oreillettes et intercom occupent tous le même spectre radio, et un plateau en aligne vite une vingtaine. Ces fréquences ne se choisissent pas au hasard sur le moment : elles se calculent à l'avance pour que leurs combinaisons ne retombent pas sur un canal utilisé, elles se vérifient par un balayage du site avant le montage, et elles se coordonnent avec les autres émetteurs présents, y compris les télévisions venues couvrir l'événement. Les bandes autorisées varient d'un pays à l'autre, ce qui se vérifie avant de traverser une frontière avec du matériel.

La tour de rappel, une structure de plus à monter

Sur les grandes jauges, la façade ne suffit plus au-delà d'une certaine distance et l'on installe des rappels plus loin dans le public. Pour l'équipe de scène, chaque rappel est d'abord une structure : une tour à monter, à lester et à haubaner, dont la prise au vent se calcule comme celle du plateau. Sa place se décide sur le plan d'implantation, avec le service d'ordre, parce qu'une tour au milieu d'une foule debout demande une zone protégée à son pied.

Le calage temporel de ces enceintes relève, lui, du réglage du système et il est expliqué dans notre page Sonorisation.

La place de la régie dans la salle

Un ingénieur ne peut mixer que ce qu'il entend. Placer la régie dans une cabine vitrée au fond ou sous un balcon revient donc à lui demander de régler un son qu'il ne reçoit jamais. La bonne position est dans le public, dans l'axe de la scène, entre le tiers et les deux tiers de la profondeur de la salle. Elle coûte des places, elle se décide donc au moment du plan de salle.

La balance avant l'ouverture des portes

La balance est le moment où l'on écoute chaque source seule, puis toutes ensemble, et où l'on règle les niveaux, l'égalisation et chaque mixage de retour. Elle a lieu salle vide, et c'est sa limite connue, car un public absorbe le son et une salle pleine sonne plus mate. Une balance sacrifiée pour gagner une heure se paie toujours sur les vingt premières minutes.

04 · Charge et sécurité

Ce qui tient la structure, ce qui l'alimente, et ce qui protège le public

C'est la partie la moins visible du métier et celle qui porte la responsabilité. Une structure de spectacle ne se monte pas à l'estime : elle se calcule. Et des gens se tiennent dessous, devant, et dessus pendant le montage.

Le front de scène et le public debout

Avant toute question de poids accroché vient celle que personne ne pose : la poussée de la foule vers l'avant. Un public debout et dense qui avance exerce un effort qu'aucune barrière improvisée ne retient, et ce sont les premiers rangs qui sont écrasés contre ce qui se trouve là. Une barrière de front de scène est une structure calculée et lestée, avec derrière elle un passage pour le personnel qui extrait les personnes et fait passer de l'eau. Sa géométrie, la largeur de ce passage et les dégagements se décident au moment d'implanter le site, pas une fois les billets vendus.

Charge répartie et charge ponctuelle

Un pont ne porte pas le même poids selon la façon dont ce poids est réparti sur sa longueur. Les tableaux du fabricant ne donnent pas une valeur mais plusieurs pour chaque portée : la charge étalée sur toute la longueur, la charge concentrée en un point, en deux points, en quatre points, avec la flèche que la poutre prendra. Tout le travail consiste à lire la ligne qui correspond à la configuration réelle, et le calcul comprend les projecteurs, leurs crochets, le câblage, les moteurs et le poids propre de la structure. Cette valeur ne se devine pas, et l'aspect massif du métal n'en dit rien.

Les treuils, et le levage au-dessus des personnes

Un palan à chaîne est fait pour monter une charge, ce qui n'est pas la même chose que d'avoir le droit de la maintenir en l'air au-dessus de personnes. Un palan de manutention courant n'a qu'un frein et rien d'autre ; un palan prévu pour suspendre au-dessus d'un public répond à une spécification plus stricte et se contrôle. Quand cette distinction ne peut pas être établie, la structure est reprise par des élingues acier plutôt que par les moteurs, ces derniers ne servant qu'à la mettre en place. Personne ne stationne sous une charge en mouvement, et la zone est dégagée et surveillée pendant toute la montée des ponts.

Le double accrochage, et où fixer l'élingue

Chaque projecteur suspendu au-dessus de personnes est tenu deux fois : par son crochet, et par une élingue de sécurité qui le rattrape si le crochet cède. Deux détails font toute la valeur de cette seconde ligne. L'élingue se fixe sur un point du corps de l'appareil et directement sur la structure, jamais sur le crochet ni sur la lyre démontable qu'elle est censée doubler. Et elle se pose au plus court, parce que l'effort qu'elle encaisse dépend de la hauteur de chute avant qu'elle ne retienne. La même règle vaut pour les volets, les porte-gobos et tout ce qui peut se desserrer.

Le travail en hauteur, et la zone sous le montage

Une scène se monte en hauteur, et c'est là que l'on se blesse. Le casque se porte du début du montage à la fin du démontage, par ceux qui travaillent comme par ceux qui ne font que traverser. Toute intervention en hauteur se fait depuis une nacelle, une tour ou une plateforme fixe, jamais depuis un pont escaladé à la main, et les outils emportés là-haut sont attachés. Le sol est fermé sous une zone où l'on travaille en l'air, ce qui oblige à écrire le planning de montage pour que les corps de métier ne se superposent pas.

L'accroche est un métier qualifié

Suspendre des structures, conduire des palans, choisir des points d'accroche dans un bâtiment et vérifier que le bâtiment peut les reprendre relève d'accrocheurs qualifiés. Cela ne s'improvise pas, même par un bon technicien, parce qu'une erreur ici ne se rattrape pas. Quand un lieu propose des points d'accroche existants, leur capacité doit être établie et non supposée : un faux plafond, une grille technique ou une poutre à l'histoire inconnue ne prouvent rien par eux-mêmes.

Le bilan de puissance, en ampères

Tout se compte en ampères sur une scène avant d'être branché. Sur un réseau monophasé à 230 volts, le courant d'un projecteur est sa puissance divisée par 230 : un appareil de 2000 watts tire environ 8,7 ampères. Une prise de 16 ampères vaut en théorie 3680 watts, et en pratique on reste largement en dessous, autour de 2500 watts, pour tenir compte de l'échauffement, de l'état du câblage du lieu et de tout ce qui partage le même circuit. Au-delà de quelques kilowatts, l'installation passe en triphasé, et les charges sont volontairement équilibrées sur les trois phases, car un fort déséquilibre échauffe le neutre et déstabilise l'alimentation.

Une seule terre, et la liaison équipotentielle

Deux points échappent à l'attention et ce sont pourtant ceux qui électrisent les gens. Le premier est la référence de terre : tout ce qui est relié par un câble audio ou vidéo doit être alimenté depuis la même terre, faute de quoi une différence de potentiel apparaît entre deux châssis et emprunte le câble de signal, ce qui est exactement la façon dont un musicien prend une décharge entre un micro et une guitare. Le second est la liaison équipotentielle : la structure, le plateau, les barrières et le châssis du groupe sont reliés à cette même terre, pour qu'aucun métal accessible au public ou aux équipes ne reste flottant. Chaque circuit est protégé par un dispositif différentiel.

Les groupes électrogènes, dimensionnés en kVA et jamais à pleine charge

En plein air, ou partout où aucun raccordement suffisant n'existe, le site tourne sur groupe électrogène. Il se dimensionne en kilovoltampères plutôt qu'en kilowatts, car l'électronique des ballasts et des alimentations à LED appelle plus de puissance apparente que de puissance utile, et l'on garde une marge : un groupe qui tourne à sa pleine capacité chauffe et tient mal sa fréquence, ce qui se voit à l'image sous forme de scintillement. La mise à la terre du groupe par son propre piquet, et le calcul du carburant sur la durée réelle d'une journée, font partie du même exercice. C'est un point décisif en Afrique de l'Ouest, où l'alimentation du réseau ne se présume pas, même là où elle existe.

Le vent, et la foudre

En extérieur, une structure nue prend déjà le vent, car un treillis chargé de projecteurs, de grappes son et de câbles n'a plus grand-chose de transparent, et une tour oppose sa propre surface. Dès qu'une toile, un fond de scène ou un mur d'images y est tendu, la surface exposée change d'échelle et l'effort croît plus vite que la vitesse du vent, ce qui explique qu'une scène de plein air soit lestée ou haubanée selon une limite annoncée, et qu'un prestataire sérieux fixe le seuil d'arrêt du spectacle avant le premier billet vendu. La foudre passe avant la pluie dans ce raisonnement : une structure métallique en terrain dégagé est le point le plus haut du site, avec du public à son pied et des techniciens dessus. La décision de suspendre se prend sur l'éloignement des impacts, pas sur l'intensité de la pluie.

05 · Choisir selon le contexte

La combinaison qui s'impose, cas par cas

Le concert de grande jauge en plein air

C'est le cas le plus lourd de tous : une structure autoportée couverte, deux grappes de line array avec des rappels au-delà de trente à quarante mètres, un plan de feu qui tient compte de l'heure, car tant qu'il fait jour seules les sources vues directement se voient, barres LED, blinders et écrans, les faisceaux ne prenant leur valeur qu'à la nuit tombée ; une machine à brouillard dont on sait qu'elle ne rend plus rien dès que le vent se lève ; et une distribution sur groupes avec un secours. Le montage se compte en jours, et la sécurité en vent et en foule devient le sujet principal.

Le concert en salle

La salle apporte des points d'accroche, un sol plan et une acoustique, ce qui simplifie la structure et complique le son, car les murs renvoient tout ce qu'on leur envoie. Le plan de feu peut être plus fin, avec des découpes et des lyres à lavage qui travaillent sur les visages plutôt que sur le ciel, un mur d'images LED en fond de scène, et un niveau que l'on peut réellement maîtriser. Les oreillettes prennent ici tout leur sens.

La soirée de gala assise

Ici, le public dîne et parle, et le spectacle alterne avec des prises de parole. Ce qu'il faut, c'est de la précision plutôt que de la puissance : des découpes pour isoler le pupitre, un lavage discret sur les tables, un fond LED pour l'habillage graphique, et un niveau qui reste intelligible sans couvrir les conversations. Le brouillard reste dosé au minimum, assez pour que les faisceaux existent au-dessus du plateau, pas assez pour gêner le service ni les convives.

La cérémonie officielle

Le protocole commande le dispositif : les places sont attribuées, le déroulé est écrit à la minute, et rien ne doit surprendre. La scène est souvent une estrade en praticables avec un pupitre, un fond neutre ou un mur LED sobre, et une lumière franche et constante, sans effet, réglée pour les caméras autant que pour la salle. La redondance devient la priorité : un second micro de pupitre, un second groupe, un enregistrement dupliqué.

Le culte

Les assemblées de culte enchaînent la parole, la musique et souvent une retransmission, dans des volumes fréquemment réverbérants. Le dispositif associe une scène modeste mais permanente, une lumière qui doit rester douce pendant plusieurs heures plutôt qu'impressionnante pendant trois minutes, un fond d'images, et un système qui met l'intelligibilité en premier. Comme les mêmes équipes locales l'exploitent chaque semaine, la simplicité de pilotage compte autant que le matériel.

Le festival multi-scènes

Plusieurs plateaux fonctionnent en parallèle ou en alternance, avec des artistes qui se succèdent toutes les heures. Tout se joue sur la logistique : des sous-plateaux roulants préparés en coulisse pour changer de groupe en quelques minutes, un patch commun pour ne rien recâbler, un plan de feu générique complété par quelques mémoires par artiste, et une distribution qui isole chaque scène pour qu'une panne n'en emporte pas deux.

La conférence plénière avec estrade

Le besoin est proche de celui d'une salle de conférence, avec une estrade en plus : une lumière de face suffisante et sans ombre dure sur les visages, une découpe sur le pupitre, un fond lisible depuis le dernier rang, un son intelligible et des micros gérés. C'est le cas où la sonorisation et l'affichage font l'essentiel du travail, la scène n'apportant que la structure, l'accroche et l'éclairage.

06 · Nos marques

Les marques avec lesquelles nous montons nos scènes

Une scène rassemble des métiers qui ne partagent pas les mêmes fournisseurs : le son, l'image et la captation. Nous représentons plusieurs de ces marques en Afrique de l'Ouest et nous les associons selon ce que le dispositif demande. Pour les structures, les ponts et les projecteurs, le choix se fait projet par projet, parce qu'un pont se choisit sur son tableau de charges et un projecteur sur ce qu'il doit faire ce soir-là.

Marques que nous représentons et intégrons

La façon dont tout cela se réunit en un seul système est décrite dans notre page Intégration de solutions.

07 · Questions fréquentes

Questions fréquentes

Combien de temps faut-il pour monter une scène ?

Cela dépend bien davantage du dispositif que de sa surface. Une estrade en praticables avec quelques projecteurs se monte en une demi-journée, une scène de salle avec un pont accroché demande en général une journée, et une structure autoportée couverte en plein air se compte en deux à quatre jours, plus une journée de pointage et de balance. Le vrai risque de planning est l'accès au site, car une scène ne se monte pas pendant qu'un autre corps de métier occupe encore la place.

Faut-il un groupe électrogène ?

En salle équipée, rarement, à condition de vérifier la puissance disponible et les protections pendant la visite technique. En plein air, presque toujours, parce qu'aucun branchement de site n'est prévu pour la puissance qu'appelle une scène complète. La question suivante est celle du secours : pour un concert, une coupure est un incident ; pour une cérémonie ou un direct, c'est un échec, et l'on prévoit alors un second groupe avec basculement.

Peut-on louer plutôt qu'acheter ?

Oui, et c'est le mode normal pour un événement ponctuel. L'achat ne devient intéressant que lorsque le matériel sert souvent : une salle qui programme chaque semaine, un lieu de culte, une chaîne qui produit ses propres plateaux. Le calcul se fait sur le nombre d'utilisations par an, mais aussi sur ce qui vient avec la propriété, c'est-à-dire un stockage au sec, l'entretien, les pièces d'usure, le transport et la personne qui sait s'en servir.

Que se passe-t-il s'il pleut ?

Sous notre climat, la question se prépare plutôt qu'elle ne s'improvise. La première question n'est pas l'eau mais la foudre, car une structure métallique en terrain dégagé est le point le plus haut du site, avec du public au pied et des techniciens dessus. Le seuil de suspension se décide sur l'éloignement des impacts et non sur l'intensité de la pluie : on descend les personnes des points hauts, on interrompt l'exploitation, on met hors tension, et l'on ne reprend qu'après un délai sans nouvel impact. C'est la raison pour laquelle un plan d'évacuation du public existe avant l'ouverture des portes plutôt qu'au moment où il faut s'en servir. Une scène couverte protège le plateau, mais la couverture doit avoir été dimensionnée pour le vent qui accompagne l'averse, et la régie a besoin de son propre abri. Le matériel est protégé par des housses, les connexions au sol sont surélevées, et un seuil est défini à l'avance au-delà duquel le spectacle est suspendu, par une personne désignée avant l'événement.

Qui est responsable de la sécurité du public ?

Le partage dépend du pays et, surtout, de ce qui est écrit au contrat. La règle générale du métier est la suivante : l'organisateur, qui accueille le public, en répond devant les autorités ; le prestataire technique répond de ce qu'il monte, c'est-à-dire la structure, ses charges, ses accroches et ses installations électriques, conformes à ce qui a été calculé et vérifié. Ce partage doit être écrit plutôt que supposé. Le service d'ordre, le contrôle des accès et l'évacuation relèvent en général de l'organisateur.

Peut-on réutiliser une scène d'une année sur l'autre ?

Le matériel de structure est fait pour être réutilisé, à condition d'être contrôlé : poutres sans déformation, marquages encore lisibles, élingues et manilles vérifiées, treuils révisés. Ce qui ne se réutilise pas tel quel, c'est le calcul, puisque dès que le plan de feu change, qu'un écran s'ajoute ou que la structure grandit, tout est à revérifier. L'habitude est ici dangereuse, car une scène qui a l'air identique peut porter le double de charge.

Faut-il un permis ou une autorisation ?

Les obligations dépendent du pays, de la commune et de la nature du lieu, et elles ne sont pas les mêmes pour une salle recevant du public que pour un terrain ouvert. Il faut en général une autorisation de manifestation, souvent un dossier décrivant le dispositif et son implantation, et parfois le passage des services de sécurité. Ces démarches relèvent de l'organisateur mais réclament des pièces techniques que nous fournissons, et elles se lancent tôt, car ce sont les formalités plutôt que le matériel qui bloquent un calendrier.

08 · Contact

Une scène à monter, un plan de feu à écrire ?

Que vous prépariez un événement ponctuel, que vous équipiez une salle qui programme toute l'année ou que vous remettiez de l'ordre dans un dispositif qui a grossi sans plan, nous commençons pareil : par le lieu, la jauge, le déroulé et le temps disponible pour monter.

Parlez-nous de votre événement ou de votre salle. Nous vous proposons un dispositif dimensionné, nous vous expliquons chaque choix, et nous vous disons franchement ce que la structure peut porter et ce qu'elle ne peut pas porter.